Bulbul à oreillons blancs

 Nom scientifique: Pycnonotus leucotis    Famille: Pycnonotidés

 

Originaire de l'Himalaya, de l'Irak, de l'Arabie Saoudite, du sud de la Chine et des îles Andaman. C'est un oiseau brun clair, à tête noire agrémentée par deux taches blanches sur les joues, d'où son nom. Le ventre un peu plus clair, les sous caudales jaune safran, la queue est noire avec l'extrémité blanche. Sa taille est d'environ 20 cm. Il est pacifique envers ses congénères sauf en période de reproduction. Sur cet oiseau, le dimorphisme sexuel n'est pas visible, ou je ne suis pas arrivé à le trouver, cela me semble assez difficile, vous pouvez en juger vous-même avec les photos.
    Dans la nature, il se nourrit d'insectes et de fruits. En captivité, son alimentation sera composée de pâtée pour insectivores,
de pâtée pour canaris et des fruits . Personnellement, je donne en plus des pinkies (larves de mouches), des madeleines, du miel à tartiner et bien sûr toute sorte de fruits de saison, la golden et la banane à longueur d'année.
    Il se reproduit bien en captivité, la femelle pond 2 à 4 oeufs mouchetés et de couleur rose. Elle couve seule pendant 11 jours, les petits sortent du nid au bout de 10 ou 11 jours et sont sevrés 15 jours plus tard.

 

 Détention et reproduction

C'est en mai 1999 que mon ami Michel LIANO m'a procuré deux oiseaux qui se sont avérés être deux femelles. Elles avaient construit un nid, un jour j'ai trouvé un oeuf et le lendemain trois, la déduction fut vite faite.
    Michel me fait cadeau d'un mâle. Le jour même, le voilà qui s'accouple avec une des 2 femelles. La conquise a utilisé le même nid, l'autre femelle fut chassée et elle mourut 2 ou 3 jours plus tard. La volière où ils étaient à l'époque mesurait 6m x 3m x 3m avec en plus un local intérieur, de 6m x 1,20m x 2m de haut. Eh bien, même avec de telles dimensions, la pauvre femelle était pourchassée, je ne m'en étais pas rendu compte.
   Il ne faut qu'un couple par volière:  2 x 1 x 2 mètres suffisent, c'est la taille de leur volière actuellement ci-dessous. Je mets à leur disposition, des fibres de coco comme matériaux, pour la construction de leur nid.

L'élevage en semi-liberté est possible. Je l'ai réalisé mais étant donné qu'ils avaient suffisamment de nourriture dans les mangeoires, mes oiseaux ne sortaient que pour aller rouspéter sur les autres volières et y manger de la pomme au travers du grillage, puis revenir pour nourrir leurs petits en prenant les insectes dans la mangeoire de leur volière. Une seule fois, j'ai vu le mâle prendre un papillon dans la nature.
    Sur la photo, à gauche, le mâle se trouve dehors et l'on remarque la petite porte, dans le milieu, grande ouverte. Les heures d'ouverture de celle-ci allaient de 8 h. à 21 h. Il est arrivé qu'ils ne sortaient même pas de la journée.
    J'ai donc cessé cette méthode, inutile de prendre des risques avec les prédateurs, les chats, les voitures..... etc.

La femelle couve seule ses 3 ou 4 oeufs.  L'éclosion a lieu au bout de 11 jours en général, mais j'ai eu des oeufs qui ont éclos au 13ème jour, en fonction probablement de la température. Les petits sortent du nid au 10ème et 11ème jour, ils sont encore nourris par les parents une quinzaine de jours.
   Le nid à canari dont j'ai ôté la porte n'est pas peint, c'est seulement du scotch que j'ai posé pour éviter que l'air passe au travers des fentes. Les nuits d'avril sont assez fraîches. Certains jours, il y a eu de la gelée blanche, mais les quatre petits ont tenu le coup, grâce aux parents bien évidemment.

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Le premier vient de naître. J'ai déplacé le nid pour faire la photo, les parents ne disent rien. C'est seulement lorsque les petits sont sortis du nid que les parents n'aiment pas que je les approche ou que j'essaie de les attraper, alors là ils rouspètent.

Regardez sur la photo ci-dessus, comme sur celle d'en dessous, comment la femelle a disposé minutieusement, les fibres de coco.
   Sur la photo de droite, la mère contrôle le nid, ou surveille ses petits, le père, lui, me regarde prendre la photo.

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Je les bague en Ø 3,5 m/m au 4ème et 5ème jour de leur naissance.
   Étant en volière indépendante, les petits grossissent bien plus vite. Les parents n'ont pas de soucis de concurrence pour la nourriture en insectes vivants. C'est ce qu'ils donnent exclusivement à leurs petits pour les 20 premiers jours. Ensuite, ils commencent à leur apprendre à manger les fruits et de la madeleine pour les sevrer progressivement. Quinze jours après la sortie du nid, les petits sont autonomes et là je peux les changer de volière.
 

La sortie du nid ne va pas tarder, je pense qu'ils sont sortis le 27  juin 2002. Suite à une fausse manoeuvre j'ai perdu toutes mes données et photos sur le disque dur.(formatage du mauvais disque)

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C'est l'heure de la détente. Ils sont à l'échauffement, assez bien en rythme semble-t-il. Sur cette photo, ils sont sortis depuis la veille seulement mais, comme il fait extrêmement chaud, ils sont très à leur aise et se débrouillent très bien.

Les voilà tous les quatre réunis, ils sont sortis depuis hier le 28 juillet 2002, un mois juste après les autres. Dans la couvée précédente, il n'y eut que 2 naissances et je les ai perdues par ma faute. Trop sûr de moi, j'ai un peu délaissé les parents au profit des mésias et paradoxornis à gorge noire. Avec ce type d'oiseaux, il ne faut rien sous estimer, je parle surtout de la distribution de nourriture vivante, teigne, vers, sauterelles, pendant toute la période où les parents élèvent.

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Toujours la mère qui veille, comme je l'ai dit plus haut. Ce jour là, il faisait une chaleur torride. Elle a son bec ouvert pour certainement évacuer sa transpiration. Les petits sont beaucoup plus en forme avec la chaleur, pour preuve, deux jours plus tard il y eut un coup de froid, les petits n'étaient pas aussi alertes, ils étaient légèrement en boule et ne réclamaient pas leur nourriture comme la veille, ils ne changeaient presque plus de place, restant toujours sur la même branche.

Cela fait une semaine que les petits sont sortis du nid et la femelle couve encore une nouvelle fois. Au bout de deux jours, je lui ai mis un petit mésia que j'avais bagué, la veille, à l'âge de 4 ou 5 jours. Encore une bêtise de ma part, les trois oeufs qui restaient dans le nid des mésias ont été retirés en même temps que j'ai bagué le petit. Cela n'a pas du plaire à la femelle et elle a abandonné le petit que j'ai retrouvé en piètre état le lendemain. Il était transi de froid, à moitié mort. Je l'ai pris, réchauffé dans mes mains et mis dans le nid avec les oeufs des bulbuls. La femelle et le mâle l'ont adopté comme si c'était un petit à eux.

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Le 11 août, ce petit mésia sortait du nid, jusque là tout avait l'air de bien se dérouler. L'inconvénient c'est que les parents bulbuls avaient commencé à sevrer leurs 4 petits et du coup ce petit mésia fut mis au même diapason. J'ai donc enlevé les 4 petits sans tarder pour que les parents continuent à nourrir le mésia. C'est la mère adoptive qui a été la plus dure avec lui, elle le repoussait à coups de bec, pas méchamment puisqu'elle ne le faisait pas saigner, mais elle lui enlevait les plumes sur la tête, particulièrement sur les joues.

Nous voilà au 18 août, il a réintégré la volière de ses parents, les bulbuls me semblaient un peu perturbés, la femelle chassait ce pauvre petit qui avait perdu l'habitude de quémander chaque fois qu'elle quittait son nid, même au mâle, il ne réclamait plus de ce temps là, on aurait dit qu'il craignait que la femelle vienne le punir.

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Le 19 août 2002 à côté d'une madeleine, je lui présente une teigne de ruche dont j'ai coupé la tête.

La suite de cette histoire est à lire dans la page du mésia.

 

 

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