Leiothrix à joues d'argent

 

 Mésia

 Famille Muscicapidae     Sous-famille Timalinae   

  Nom scientifique Leiothrix argentauris

C'est un oiseau à l'aspect joyeux, vif et apparemment agité, mais il est en réalité docile et calme. Il s'adapte bien à la vie en captivité. Il mesure 16 cm. Son plumage est d'une couleur très vive, le dimorphisme sexuel est assez marqué, celui du mâle est plus vif et la poitrine plus rouge. La tête et les côtés des yeux sont noirs, mis à part une bande argentée qui couvre la zone du contour des yeux, d'où son nom. La gorge et la poitrine présentent une couleur rougeâtre virant au jaune d'or chez la femelle. Sur le dos et le ventre, on peut voir de fines stries d'un gris argenté. Les ailes portent des bandes rouges assez visibles, la queue et les ailes ont une coloration argentée plus ou moins foncée. Le bec, droit et fort, est jaune, les pattes sont couleur chair et l'oeil sombre.

 

  Détention et reproduction  

 

C'est un couple que m'a procuré mon ami Michel LIANO.
   La femelle construit seule le nid avec des fibres de coco. Elle y pond 3 ou 4 oeufs qui sont couvés à partir du 2ème jour pendant 11 à 13 jours. Le mâle couve dans la journée seulement, il remplace volontiers sa femelle.
  

Le couple de mésia

Le mâle va sortir du nid, la femelle sur la droite


   Cette année, exceptionnellement, c'est dans un énorme nid à perruche qu'elle a construit son nid, quand la porte était ouverte. Je l'ai par la suite fermée progressivement lorsque le petit est né. Il y avait un couple de pape de la Louisiane dans la volière et j'ai craint qu'il me déniche le petit mésia avant qu'il ait atteint une bonne taille.
  

Voilà le petit que j'ai facilement photographié par la porte ouverte. Une grosse partie du nid avait été remplie par un mâle spréo superbe que j'ai enlevé par la suite, vu qu'il embêtait tous les couples plus petits que lui.

<--- Le petit à 3 jours

Le petit à 10 jours la veille de la sortie du nid --->

Si je me souviens bien, il doit avoir une dizaine de jours, c'était même la veille de la sortie du nid. Heureusement qu'il était dans un nid à perruche, sinon il n'y serait pas resté quand je l'ai remis en place.
   Il faut éviter d'approcher, de déranger les oiseaux un jour ou 2 avant leur sortie normale. Ils ne se sentent plus en sécurité, alors ils quittent le nid avant la date et risquent de mourir de froid dans le fond de la volière. Trop jeunes, ils ne savent pas se tenir sur une branche.

Le 10 juillet 2002, il est donc dans la volière depuis hier, sa mère lui amène une teigne de ruche. Il y a certains parents qui ne vont pas directement au nid ou vers leurs petits lorsque je suis dans la volière, je pense que c'est un instinct pour ne pas signaler l'endroit aux prédateurs. Pour eux c'est le cas seulement lorsque le petit est au nid, ils font un détour pour y aller.

<--- La femelle qui va lui donner une teigne de ruche

Le mâle qui surveille sa progéniture --->

Le 11 juillet 2002 avec le père, un jour de plus cela se connaît surtout à cet âge là, il est plus agile sur les branches et l'équilibre est beaucoup plus stable.
   Les parents surveillent beaucoup leur progéniture, les autres occupants adultes de la volière ne doivent pas s'approcher de trop des petits sous peine d'être chassés.

Le 13 juillet, tout en haut de la volière, il vient de recevoir de la nourriture amenée par la mère, qui repart aussitôt.

<--- La femelle qui vient de le nourrir

Le petit à 17 jours --->

Le 15 juillet, sur le bord de la gamelle, il était encore en pleine forme et s'entendait très bien avec les 2 petits paradoxornis à gorge noire.

Le 17 juillet on aurait dit que le jeune paradoxornis le sentait malade, il l'avait couvert avec son aile. C'est une photo plutôt  exceptionnelle, j'irai même dire rarissime.
   J'ai dû le perdre quelques jours plus tard. Comme je vous l'ai dit, j'ai perdu mes données en formatant, donc je ne me souviens plus exactement des dates.

<--- À gauche le mésia protégé par un petit paradoxornis

Le petit qui a été élevé par les bulbuls --->

Nous voilà déjà au 19 août 2002, c'est le petit mésia qui a été élevé en partie par le couple de bulbul à joues blanches.
   C'était le jour où je l'avais remis avec ses parents dans la grande volière. Il n'était pas encore sauvage la preuve, il avait l'habitude que je lui donne à manger dans la volière avec les bulbuls, ses parents adoptifs. Malheureusement ça s'est gâté, en 2 jours ses propres parents l'ont rendu craintif.
   Chaque fois que je m'approchais de lui, les parents mésia poussaient des cris pour le rendre méfiant afin qu'il s'éloigne de moi.

Eh oui! j'ai dû y faire une atèle, étant donné son attitude rendu un peu foufou, probablement en réponse au comportement de ses parents, il voletait de façon désordonnée dans tous les sens et allait se mettre contre le grillage de la volière attenante.
   Je suppose que les têtes de prune, au travers du grillage, ont pu l'attraper. Un tout jeune comme lui ne sait pas se tenir contre le grillage, mais il s'aide avec l'avant de ses pattes et donc elles lui auraient coincé l'articulation; deuxième hypothèse, c'est un paradoxornis à gorge noire. Les parents, comme le petit qui a maintenant un mois et demi, auraient eu peur lors d'un de ses vols maladroits et c'est possible que l'un d'entre eux ait pu lui casser la patte. Cette variété d'oiseau possède un bec très puissant.
   Toujours est-il que j'ai perdu ce petit mésia quelques jours plus tard alors que ses propres parents avaient repris le nourrissage.

<--- Le pensement à sa patte gauche

Le mâle --->

Dans les années 2001 comme 2002, je n’ai pas eu de petit mésia.
   Bien que ces oiseaux soient familiers, ils ne sont jamais venus manger dans ma main. Le mâle a peut-être pris une fois une teigne de ruche au bout de mes doigts, mais ce fut un exploit. Les mésias restent des oiseaux très méfiants. Cette méfiance, ils se sont empressés de l’inculquer à leur petit « retrouvé ». Pour le petit mésia élevé par procuration et devenu très familier puisqu’il venait chercher les insectes que je lui présentais au bout de mes doigts, cette nouvelle éducation a été visiblement difficile pour lui et l’a complètement déstabilisé. L’issue fatale du petit mésia témoigne de la complexité  de l’intervention humaine dans ce type d’élevage et  rappelle à l’éleveur qu’il doit rester une opportunité de survie pour l’oisillon en  lui offrant une passerelle et en lui donnant toutes les chances de réussir sa réintégration parmi ses semblables.
   Leçon du petit « Jonas » (tel aurait été son nom pour son séjour passé chez les bulbuls !) peut-être a retenir pour l’avenir !

 

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